SUCCES DE LA PREMIERE VENTE SOLIDAIRE


30 août 2009

Le 26 août, les communistes ont organisé une première vente militante de fruits et légumes* à Metz. Le succès de cette initiative montre aussi les préoccupations de la population dans un contexte de crise capitaliste accentuée.

Dès 7 heures, l’effervescence régnait au siège du PCF à Metz. Les militants s’afféraient pour peser, conditionner, plus de deux tonnes de fruits et légumes. En provenance du sud de la France, les tomates, pommes de terre ou autres pêches... ont ainsi été préparées pour alimenter trois points de vente répartis dans différents quartiers populaires de la ville.

À 9 heures, le premier étal a été installé rue Paul Chevreux à la Patrotte. Plusieurs dizaines de badauds attendaient déjà sur les lieux, preuve de l’efficacité des tracts distribués la veille. Aussi, les militants ont rapidement organisé la vente car l’attente fut brève avant que la marchandise ne trouve preneurs. Au point de rassemblement de Bellecroix, la foule a fait preuve du même engouement à l’égard de produits frais, vendus sans bénéfice par les élus et militants communistes. En fin de matinée, le dernier rendez-vous avec les messins a été honoré au Pontiffroy. Comme prévu, l’équipe y installait sans tarder les derniers plateaux de produits à écouler. Là aussi, le stock de fruits et agrumes encore disponibles s’est écoulé avec la même célérité que dans les autres quartiers.

Cette opération réalisée par le Parti communiste ne peut être réduite à une seule action de vente, même réalisée bénévolement comme ce fut le cas. Les quelques confidences des acheteurs recueillies au moment de la vente, sont révélatrices à cet égard. Elles montrent la lassitude de la population face à l’indécence des prix pratiqués par la grande distribution. Forte de son contrôle sur les circuits de vente, cette dernière a tendance à invalider toute possibilité d’indépendance à son égard. D’autre part, avec sa position de « faiseur de prix », analysée par les économistes comme une imperfection de la concurrence, la grande distribution a toute latitude pour mener une politique désormais bien rôdée. Elle achète la production au moindre prix, pour enfin la revendre au prix fort. Cette inflation est devenue pour le capital un moyen d’accélérer l’accumulation. Mais elle transforme ceux qui ne peuvent accéder au marché, c’est-à-dire les individus qui ne sont pas solvables, en exclus du système.

Or, le 26 août, les denrées indispensables les plus élémentaires fruits et légumes ont été distribuées autrement que par le sacro-saint marché. L’idée mérite d’être soutenue car l’alternative à la marchandisation des relations humaines imposée par l’idéologie dominante reste plus que jamais d’actualité. En effet, le monde enchanté du capitalisme ne prouve-t-il pas chaque jour un peu plus son impossible harmonie ? Malgré la fatigue, les militants communistes affichaient toutes et toutes leur satisfaction à la fin de l’opération.

Cette action a été menée dans une douzaine de ville de Lorraine dont Nancy et Epinal. Près de 25 tonnes de fruits et légumes ont ainsi été « vendus » à prix coutant. La fédération de Meurthe et Moselle est à l’origine de cette initiative.


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