Conseil municipal de Metz 26 mars 2009 : Vote du budget

Intervention de Jacques MARECHAL


5 avril 2009

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

Je voudrais d’abord vous dire combien je suis rassuré en retrouvant ce soir mes chers collègues de l’opposition.

En effet, ils ont tellement parlé ces derniers mois de leur préoccupation pour le pouvoir d’achat des messins que je pensais les retrouver le 19 mars dernier dans la manifestation des organisations syndicales.

Ne les voyant pas, j’étais très inquiet pour eux. Rater un tel rendez-vous quand on défend avec autant de force le pouvoir d’achat, quel dommage. En tout cas, malgré votre absence la mobilisation était très forte et elle s’est adressée au Patronat et au Gouvernement responsable de la crise et des emplois et de la faiblesse des salaires.

Le débat sur le budget traduit bien l’existence d’un clivage droite/gauche. Je suis heureux d’appartenir à cette majorité socialo-communiste qui a la culture de la dépense publique qui doit assurer en ces temps des crises, les dégâts du libéralisme.

La crise nous oblige à faire plus, dans les possibilité et contraintes qui sont les nôtres pour répondre aux besoins de la population.

Nous ne nous devons pas renoncer à nos ambitions, malgré le désengagement de l’Etat. Réduire le budget municipal, ce serait renoncer à nos ambitions.La rénovation urbaine pour la Patrotte Metz-Nord notamment.

Réduire notre budget, ce serait renoncer à notre ambition pour l’école dans toute ses dimensions. Notre municipalité pourrait à ce sujet se donner l’ambition d’aller vers la gratuité scolaire en réduisant ainsi les inégalités sociales dans ce domaine.

Réduire notre budget municipal, c’est renoncer à notre ambition en matière de démocratisation des pratiques culturelles et artistiques.

Réduire la dépense publique, c’est renforcer la toute puissance du marché et ses dégâts. Ce budget est un outil contraint par les désengagements successifs de l’Etat, mais il nous permet de réduire les effets de la crise et de garder une ambition pour la Ville et ses habitants.

Jacques Maréchal


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