Conseil municipal de Metz 26 mars 2009 : Vote du budget

Intervention de Danielle BORI


5 avril 2009

Monsieur le Maire Chers Collègues

Le budget que nous devons voter ce soir revêt 2 caractéristiques particulières. Il est le 1er budget de notre équipe municipale et il se situe dans une période de crise économique très grave. En effet, 12000 emplois ont été détruits en Lorraine au dernier trimestre et le chômage des jeunes a augmenté de 30% sur la zone d’emplois de Metz sans compter la situation de la jeunesse dans les quartiers dits sensibles dont un rapport non publié fait état d’une progression du chômage de 57% entre janvier 2008 et janvier 2009. Le plus surprenant étant la progression de 104% du chômage pour les plus qualifiés Bac+3.

Ces chiffres donnent l’ampleur de la crise qui frappe notre pays, notre région et notre ville. Et dans ce contexte les collectivités locales ont un rôle primordial à jouer. Aussi ce budget montre bien le double choix de l’équipe municipale. Celui qui consiste à développer une politique ambitieuse d’investissement passant de 29 millions à 40 millions et celui de mener une politique de redistribution qui passe par l’amélioration des services rendus aux habitants.

S’agissant de l’investissement je citerai simplement les propos de la fédération nationale des travaux publics : Une des rares solutions pour maintenir l’emploi en particulier celui des jeunes est de mobiliser les collectivités locales pour démarrer les multiples chantiers nécessaire à l’entretien et la remise au niveau des infrastructures vieillissantes. Et personne ne peut nier que dans le domaine du patrimoine municipal beaucoup reste à faire dans notre ville. Les équipements scolaires en sont un exemple. Ce budget va donc permettre d’accélérer le programme de rénovation des écoles et ce avec un budget qui passe de 2 Millions à 2 445 000 euros.

Face à la crise tout le monde s’accorde, même les libéraux les plus ultras, à reconnaître les effets bénéfiques de la redistribution qui en atténue les conséquences sociales et économiques. A Metz, compte tenu des caractéristiques de la population au niveau de certains quartiers, on est bien au cœur de la question de la redistibution. Alors diminuer les tarifs de la restauration scolaire, développer l’accueil périscolaire s’inscrit dans cette double logique économique et sociale. Ces mesures facilitent la vie des familles, permettent l’accès à un repas équilibré pour les plus modestes et concourent au bien être des enfants tout en contribuant à développer l’emploi. Ces multiples services démocratisés vont, pour une grande partie de la population, servir à limiter voire à annuler la hausse de la fiscalité. Permettez de citer quelques exemples. Ainsi pour un couple ou une famille monoparentale au SMIC avec 2 enfants, la nouvelle tarification de la restauration scolaire représente un gain de 2,30 euros par jour soit 322 euros sur l’année. Le couple ou la famille dans la même situation mais avec 3 enfants aura un gain de 5,25 euros par jour soit 735 euros pour l’année ce qui représente 20% des familles Et même si pour d’autres tranches de revenu la baisse est pour l’instant moins importante (la tarification sera encore améliorée en septembre), nous pouvons dire qu’au total ce sont 75% des familles qui ont pu bénéficier d’une baisse du prix du ticket restaurant.

Dans ce contexte, nous faisons les choix qui s’imposent : le développement économique et la solidarité. Ce sont les 2 éléments essentiels pour faire face à cette période difficile de crise.

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