BALLET DE L'OPERA THEATRE : NE PAS SACRIFIER L'ART VIVANT
24 juin 2009
La CA2M ferait une faute majeure si, comme annoncé par la presse, elle supprimerait le ballet de l’opéra théâtre de Metz. Comment justifier d’une part que le centre Georges Pompidou soit un vecteur du développement de notre agglomération et d’autre part amputer l’opéra théâtre de son corps de ballet ? Pourquoi jouer la carte de l’Art contemporain d’un côté et laisser mourir l’art lyrique ? L’opéra théâtre est un établissement prestigieux et historique de notre ville. Il fait partie du patrimoine national. Ce théâtre à l’italienne est le plus ancien encore en activité. Il reste en France très peu de corps de ballet permanent et ayant un répertoire classique. L’opéra théâtre a déjà une masse salariale « critique », la plus faible pour un établissement de ce type. Supprimer le corps de Ballet, c’est fragiliser l’ensemble de l’édifice. Le ballet de l’opéra théâtre c’est aussi une vitrine pour tous ces enfants qui font de la danse au Conservatoire notamment. L’art vivant ce n’est pas seulement un coût, c’est d’abord une richesse indispensable à notre humanité. Cela fait maintenant plusieurs années que la place de la culture et de l’art dans les politiques publiques se dégradent. Le désengagement de l’état a des conséquences désastreuses. La suppression des 130 000 euros de subvention en est l’illustration. En ces temps de crises, il ne faut surtout pas reculer d’un pas sur nos obligations de développer l’art vivant et la culture, de les rendre plus accessibles. L’opéra théâtre est un bien public qu’il faut préserver et développer.
Pour la section du PCF du pays messin Jacques Maréchal Secrétaire de section Conseiller municipal de Metz



